C’est horrible…
J’ai enfin compris pourquoi jusqu’à maintenant je n’avais pas « énormément » souffert de notre rupture…j’ai mis 3 mois à comprendre.
Et maintenant je suis la devant mon ordinateur, avec l’envi d’hurler, pleurant.
Tout ça à cause de cette foutu P1, ces deux année auront vraiment pourri ma vie, pourri les choses auxquels je tenais le plus au monde.
Les évènements…tout est à cause d’eux, mais comment leur en vouloir ?
Ce n’était pas de ta faute, pas ta faute si tu m’as enfermé dans une petite cage, si tu m’as privé de mon oxygène, si la peur ta fait vouloir me transformer. Ce n’est pas ta faute…
Et moi c’est vrai que je n’ai pas été capable de gérer ca.
Tu peux savoir pourquoi jusqu’à maintenant je n’ai pas pleurer le fait de te perdre ? Simplement par ce que c’était trop bon, jouissif et libérant de ne plus être avec toi.
Tu m’avais tellement privé de mes libertés, privé de ma personnalité que les recouvrir était suffisamment enivrant pour ne pas réaliser que je perdais K.M. Pour ne pas me réaliser que je perdais cette personne que j’aimais et que j’aime de tout mon cœur.
C’est horrible de se rentre compte de ça.
Et maintenant, maintenant que je suis redevenu moi, que j’ai retrouvé ma vie, que l’ivresse est passée…je peux enfin te pleurer.
Et ça fait du bien…
C’est horrible, ça fait mal, mais ca fait du bien. Par ce que je sais que je ne t’ai pas menti. Je l’ai cru… mais je ne t’ai pas menti. J’ai cru que cela expliquerai ma réaction, mon détachement pour ce qu’il se passait…mais c’était totalement faux.
Mais non, je ne t’ai pas menti…je t’aime.
Te voir ce soir a été très difficile pour moi, te voir embrasser quelqu’un la été encore plus. Je pleure et je en même temps heureuse que cela m’ai arraché le cœur.
Et oui j’ai probablement raison on peut, peut être, mesurer l’amour qu’on éprouve pour quelqu’un par le biais de l’intensité avec laquelle il peut nous faire du mal. Et j’ai mal.
Et maintenant je suis là, je vais te pleurer, nous pleurer des mois…
Pleurer par ce que je te perds et ça tu ne peux pas imaginer à quel point ça me parait impossible. Et pourtant c’est ce qu’il se passe…tu ne m’as même pas regardé, même pas…
J’ai enfin les réponses…ces réponses que tu voulais tant. Mais maintenant je ne voix pas l’intérêt de te les donner, on dirait que tu as fait du chemin et je ne veux pas te replonger le nez dans toute cette merde.
Ca ne servirai à rien, je dois te laisser partir, te laisser te construire, te laisser vivre.
Je t’aime Kelly, encore aujourd’hui je t’aime de tout mon cœur.
J’espère qu’un jour on pourra se revoir, sans souffrance, de façon sereine.
math.